DIÉTÉTICIENNE-NUTRITIONNISTE MICRONUTRITION BASTIA
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L'alimentation des enfants, un enjeu majeur...

Le 21 janvier 2014,

 

En tant que parents nous voulons ce qu'il y a de mieux pour nos enfants. Nous sommes préoccupés par leur confort, nous nous demandons s'ils sont heureux, nous nous abandonnons dans des lectures psychologiques sur le bien être des enfants en se culpabilisant des fois car difficile d'être irréprochable.

 

Que les parents qui n'ont jamais crié sur leurs enfants ou même été jusqu'à une petite fessée me jette la première pierre !!!!

 

Nous ne sommes certainement pas des parents parfaits mais nous aimons nos enfants. Alors pourquoi leur faire du mal ??

 

Là bien sûr, vous vous demandez de quoi je parle. D'alimentation bien entendu !!

 

L'alimentation des enfants tient une grande place dans leur croissance et leur bien-être. Alors oui, vous les voyez en bonne santé mais l'accumulation d'une mauvaise nourriture pourra conduire quelques années plus tard à de graves problèmes de santé.

 

Pourriez vous donner à votre enfant au petit-déjeuner ou au goûter 5 morceaux de sucre et 3 cuillères à soupe d'huile ?

Et poutant avec les gâteaux et/ou viennoiserie que vous leur donner c'est encore pire. S'ajoutant à cela que la qualité de l'huile présente dans ces produits est très dangereuse pour la santé et qu'ils regorgent d'additifs alimentaires dont l'inocuité fait encore l'objet de débat.

 

Ce sujet fera certainement l'objet d'un autre article, sachez simplement que tout additif qui peut être innofensif sur un produit donné, peut facilement s'accumuler avec la consommation d'autres produits et à ce moment là devenir dangereux.

 

Comme vous apprenez à vos enfants qu'il ne faut pas frapper les camarades de classe ou ne pas traverser la route sans regarder à droite et à gauche, il est indispensable de leur apprendre quelle est la nourriture bonne pour eux.



Il est assez difficile de faire le tri des informations qui nous sont données. Les médias, malheureusement, nous inondent de spots publicitaires valorisant certains produits comme les céréales du petit-déjeuner ou les produits laitiers, nos amis pour la vie. Comme si, il devenait obligatoire de leur donner des yaourts, lait et fromage toute la journée en faisant abstraction totale de la présence de mauvaises graisses et d'un calcium peu absorbé.

 

Bien entendu, je ne suis pas là pour vous dire qu'il faut les fruster. Les médias (toujours eux!!) créant des besoins, on ne peut pas légitimement empécher un enfant d'avoir des sucreries. Notre éducation est justement là pour leur apprendre à doser les quantités et apprécier le caractère exceptionnel de ce genre de produit.

MON ENFANT PREND DU POIDS, QUAND DOIS-JE REAGIR?

 

La prise de poids peut-être considérée comme une sonnette d'alarme.Mais attention un enfant de 3 ans assez potelé ne souffrira pas forcément de problème de poids.

 Il faut être attentif à la courbe de corpulence, fille et garçon, que vous trouverez à la fin du carnet de santé.

Elle prend en compte l'IMC « Indice de Masse Corporel » c'est à dire le rapport poids/taille de votre enfant.

Vous constaterez que la courbe augmente jusqu'à l'âge de 1 ans, puis diminue progressivement jusqu'à l'âge d'environ 6 ans. A partir de cet âge la courbe augmente régulièrement jusqu'à la fin de la croissance.

C'est ce qu'on appelle le « rebond d'adiposité ». Plus celui-ci apparaît tôt dans la vie de l'enfant, plus cela augmente le risque qu'il souffre d'obésité.

 

ATTENTION : Des enfants nés très petits peuvent rattraper leur retard staturo-pondéral. Ceci ne doit pas être confondu avec un rebond d'adiposité précoce sauf s'il dépasse le 90e percentile.

 

L'observation des percentiles permet également de situer l'enfant à partir de son IMC. Au delà du 97e percentile il sera classé en surpoids. En dessous du 3e percentile, il sera en insuffisance pondérale. Entre ses 2 valeurs, la corpulence est normale.

 

 

 
 

A ce niveau, je suis obligée de faire un peu de physiologie.

 

Les adipocytes sont les cellules graisseuses. Dés que l'alimentation est destructurée, cela entraîne un grossissement de ces cellules = prise de poids. C'est la phase « hypertrophique ».

Mais à certains stades de la vie, quand les cellules sont très grosses et que l'alimentation est toujours déséquilibrée, les cellules graisseuses vont se multiplier. C'est la phase « hyperplasique ». Celle-ci est à éviter car c'est irréversible!


Par la suite, quand l'alimentation redevient saine, les adipocytes se vident (= perte de poids). Cela correspond à la diminution de leur taille mais pas du nombre !! Les adipocytes n'ayant qu'un seul but : se remplir, c'est pour cela que des personnes stockent plus facilement que d'autres. CQFD.

 

Parlons maintenant des périodes de la vie où la phase « hyperplasique » peut exister :

  • la 1ère année de vie

  • En début de l'adolescence

  • Pendant les derniers mois de la grossesse

C'est pendant ces périodes que l'alimentation a un rôle primordiale.

 

 

QUELLES SONT LES CONSEQUENCES DE L'OBESITE?

 

L'obésité est une pathologie qui touche de plus en plus d'enfants en France comme dans le monde.

Elle est dite « secondaire » quand elle est la conséquence de problèmes endocriniens (hormones), syndromique (obésité associée à d'autres anomalies du développement) ou iatrogène (liée à la prise de médicaments ou un traitement médical).

 

L'obésité la plus fréquente est appelée « obésité commune » et résulte de multifacteurs dont une mauvaise alimentation et la sédentarité. Ce sont ces causes là que je montre du doigt.

 

Un petit mot sur la prédisposition de l'obésité d'origine génétique associée à l'influence épigénétique.
L'épigénétique est la régulation de l'expression des gènes qui peuvent être influencés par l'environnement (et notamment l'alimentation) et transmissible d'une génération à l'autre sans modification de l'ADN.
En bref, quand vous mangez mal, vous alterez vos gènes et vous transmettez ces mauvaises modifications à vos enfants voire vos petits enfants si rien n'est modifié ! Ceci laisse quand même perplexe et fait limite peur...

 

Comme vous pouvez le lire, les adultes obèses ne sont pas à montrer du doigts. Ce ne sont pas eux qui le décident.

Beaucoup d'entres eux payent la négligence de leurs parents. Entre la possible prédisposition génétique et la connaissance des problèmes qu'ils encourent, les laisser grandir dans un déséquilibre alimentaire totale est presque de la maltraitance.

 

Avec les problèmes sociaux et psychologiques qu'ils peuvent rencontrer à l'âge adulte associés à de grave problèmes de santé tels que les maladies métaboliques comme le diabète, l'hypercholestérolémie et par la même les problèmes cardio-vasculaires comme l'infarctus du myocarde, l'hypertension artérielle, les AVC (accident vasculaire cérébrale), pensez-vous que vos enfants vous seront reconnaissant de leur avoir cédé des gâteaux et autres sucreries ?

 

Pour clôturer le sujet, sachez que l'obésité infantile augmente de 50 à 80% le risque de mortalité cardio-vasculaires à l'âge adulte.

 

Je crois que l'essentiel est dit.

 

 

MON ENFANT N'A PAS DE PROBLEME DE POIDS? CELA SIGNIFIE QUE MÊME S'IL MANGE DES GATEAUX? SON ORGANISME LES ELIMINE?

 

Nous ne sommes pas tous égaux face à la prise de poids. Ce que j'ai dit précédemment permet de l'expliquer (prédisposition génétique, épigénétique, 1ère année de vie etc...).

Toutefois le fait de ne pas prendre de poids ne signifie pas que nous sommes en bonne santé.

 

Je m'adresse aux parents dont l'enfant n'a pas forcément de problème de poids. Certains ont mêmes des difficultés à manger, et les parents peuvent facilement sombrer dans la facilité de donner ce que veut l'enfant juste pour se rassurer et se dire qu'il a mangé.

 

Même pour ce type d'enfant, une alimentation déséquilibrée pourra être néfaste. Il n'y a pas que les problèmes de poids. Il y a aussi les problèmes de carence en micronutriments comme le zinc, fer, magnésium, sélénium, les vitamines...autant d'éléments indispensables pour une croissance optimale.

 

Les produits sucrés sont appelés « aliments à calorie vide », c'est à dire qu'ils apportent les calories sans aucune qualité nutritionnelle avec en plus un risque élevé de caries.

 

Les bonnes habitudes alimentaires s'acquierent dés l'enfance et se gardent alors pour la vie.

Il y a des périodes comme d'adolescence où il peut y avoir des excès en tout genre, mais comme pour le vélo, quand c'est acquis ça ne s'oubli pas et en grandissant ils y reviendront.

 

 

 

 

D'ACCORD ME DIREZ-VOUS, MAIS CONCRETEMENT COMMENT FAIRE FACE A UN ENFANT QUI A TOUJOURS FAIM, OU A CELUI QUI NE VEUT PAS MANGER, EN PASSANT PAR LES GOURMANDS QUI VEULENT DES GATEAUX COMME LES AUTRES?

 

Ce n'est pas possible de tout détailler dans ce texte. Ne soyez pas frustré !

Chaque tranche d'âge à ces besoins,si on ajoute queça dépend aussi de l'enfant et de son histoireainsi que de vous,vous comprendrez qu'il serait présomptueux et mal à propos, de vous écrire la recette miracle.

 

En effet, ce n'est pas l'enfant qui prépare à manger mais les mère ou père. L'éducation n'est pas choisi par l'enfant mais par les mère et père.

 

Pour aider vos enfants, vous devez avant tout comprendre pourquoi manger telle ou telle chose. Cela s'appelle une éducation nutritionnelle. Vous devez aussi comprendre les étiquettages des produits et comment composer un repas avec des aliments en bonne quantité et de bonne qualité. Vous comprendrez aussi l'importance d'avoir une activité physique pour être en bonne santé.

 

C'est un travail long mais tellement indispensable !

 

Avant de commencer, retenez les 6 points essentiels :

1 - il n'y a pas de repas différents pour chaque membre de la famille,

2 – L'enfant ne décide pas du menu

3 - Il doit goûter à tout et ainsi s'ouvrir au goût.

4 - Il n'aime pas ? Ce n'est pas grave, un enfant à besoin qu'on lui présente un plat jusqu'à 7 fois avant d'arriver à l'aimer.

5 - Un enfant ne se laissera pas mourir de faim.

6 – Un enfant doit bouger.

 

Et si vraiment il vous fait un chantage affectif : l'enfant se fait vomir par exemple, n'hésitez pas à consulter un psychologue car le problème va au delà de l'alimentation, et ce n'est pas une faiblesse de consulter un spécialiste qui pourra vous aider.

 

Le secret est dans l'éducation nutritionnelle.N'hésitez pas à faire ce qu'il y a de mieux pour vos enfants et rapprochez vous d'un diététicien de votre région qui vous aidera et vous accompagnera dans votre démarche santé.

 

Hippocrate disait « que ton aliment soit ta seule médecine ». Je n'irai pas jusque là, mais c'est un premier pas vers la bonne santé.

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